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Histoires de thérapie

Romain

Il a terminé une thérapie sans prévenir sa compagne.

Ces témoignages préservent l'anonymat des personnes. Les prénoms ont été modifiés. Certains détails géographiques ou professionnels sont légèrement changés. Les photos proviennent de catalogues de photos libres de droits.

Romain

Son passé

Son épouse s’est plainte de son éjaculation trop rapide. Romain a d’abord acheté sur Internet des livres de conseils au format PDF.

La thérapie

Romain a suivi ma thérapie dans sa formule avec des vidéos enregistrées et un accompagnement par email.

Les résultats

Sa femme arrive désormais à l’orgasme avant lui, durant la majorité des rapports. Et le couple a retrouvé une libido très satisfaisante.

Romain habite au Rwanda. Il a soigneusement suivi la thérapie complète, durant 3 mois.
Comme Romain avait choisi la formule avec des vidéos enregistrées et un accompagnement par email, c’était notre premier échange en vidéo.
Lorsqu’un homme en couple témoigne, je demande à la compagne de participer aussi à la discussion. Son ressenti est enrichissant. Mais ça n’a pas été possible ici.


Éric : Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement aux lecteurs, s’il vous plaît ?

Romain : Je m’appelle Romain, j’ai 40 ans. Je suis originaire du Burundi, mais je vis désormais au Rwanda. Je suis chef d’entreprise et je suis marié, j’ai deux enfants.

Ma femme pensait que je ne faisais aucun effort.

Éric : Entrons directement au cœur du sujet. Je crois que vous avez toujours eu des difficultés à prolonger la pénétration ?

Romain : Oui, quand j’y réfléchis, j’ai toujours été rapide. Mais pendant longtemps, ça allait quand même. J’utilisais des préservatifs et la pénétration durait 4 à 5 minutes. C’était court, mais je m’en satisfaisais.

Par contre, la situation s’est dégradée il y a plusieurs années. Avec mon épouse, on a arrêté les préservatifs. Et la pénétration est devenue beaucoup plus courte.Ça durait 30 secondes environ. Parfois, c’était un peu plus long, mais ça ne dépassait jamais les 2 minutes.

C’est ma femme qui m’a fait réagir. Elle avait beaucoup moins envie de faire l’amour. Un jour, elle m’a dit : "À chaque fois, c’est terminé alors que ça vient à peine de commencer !"

J’ai compris que ça faisait longtemps que ça la gênait, mais qu’elle n’avait pas osé m’en parler avant. Comme elle ne connaît pas le fonctionnement du corps des hommes, elle a été assez culpabilisante.D’après elle, si j’étais rapide, c’était parce que j’étais égoïste et que je ne faisais pas d’efforts.

Éric : Quelles solutions avez-vous essayées ?

Romain : D’abord, j’ai essayé de voir avec elle ce qu’on pourrait mettre en place ensemble. Mais elle m’a répondu que c’était un problème masculin et que c’était à moi de le gérer.

J’ai été un peu déçu par sa réaction. À partir de là, j’ai décidé de surmonter ce problème seul, sans lui demander son aide.

Je me suis renseigné en ligne. J’ai lu beaucoup d’articles. Et j’ai acheté sur Internet deux livres en anglais au format PDF. J’ai acheté "Ejaculation by Command", puis un autre : "3 steps stamina".

Ce sont des livres rédigés par des acteurs pornographiques. Ils font miroiter à chaque fois "un changement instantané". La promesse, c’est de pouvoir ensuite décider à quel moment on va éjaculer.

J’ai trouvé qu’il y a très peu de conseils utiles. Les techniques présentées fonctionnent peut-être vraiment pour les auteurs. Mais contrairement à ce qui est dit, ce ne sont pas des solutions qui marchent pour tout le monde ! Et surtout, dans ces livres, il n’y a pas d’exercices à faire. La lecture, ça ne suffit pas. Il n’y a pas eu d’améliorations dans ma sexualité.

J’ai acheté des PDF qui se sont révélés inutiles

Éric : Qu’avez-vous essayé ensuite ?

Romain : J’étais toujours très motivé pour surmonter mon problème. Sur YouTube, j’ai regardé une vidéo de Pierre, de la chaine "Contrôle sur Commande". La plateforme m’a suggéré d’autres vidéos. C’est comme ça que j’ai découvert ce que vous faites. J’ai été très intéressé par vos emails et par votre approche, que je trouve très scientifique et très structurée.

Vos contenus montrent qu’il y a un travail à faire. J’ai trouvé ça plus crédible que ce que j’avais essayé jusque là.

Éric : Merci ! Je précise que je ne suis pas le seul à proposer cette approche scientifique : la sexologie moderne aide ainsi les gens depuis la fin des années 60. J’essaie juste d’être aussi pédagogue que possible et de pratiquer mon métier sérieusement. Mais les hommes peuvent trouver d’autres praticiens correctement formés. Et heureusement !

Quand un homme fait appel à moi, tant mieux, ça me donne du travail. Mais si mes contenus poussent un homme à démarrer sa rééducation chez un confrère, ça ne me pose aucun problème : je considère aussi que ma mission est réussie.

Romain, vous avez suivi ma thérapie dans sa version avec les vidéos enregistrées et l’accompagnement par email. Vous l'avez terminée récemment.

Romain : J’ai bien regardé chaque vidéo. J’ai lu vos PDF qui expliquent en détails chaque consigne. J’ai fait tous les exercices : les exercices de masturbation et les exercices de respiration et de mouvement en vidéo.
D’ailleurs, même si j’ai terminé la rééducation, je continue à les faire.

Par contre, je n’ai pas eu beaucoup d’échanges avec ma femme à ce sujet. Encore aujourd’hui, elle ne sait pas que j’ai suivi une thérapie.

Encore aujourd’hui, ma femme ne sait pas que j’ai suivi une thérapie.

Éric : Mais elle a dû se rendre compte que votre façon de faire l’amour avait changé, non ?

Romain : Peut-être. Ce que je vois surtout, c’est un changement de son côté. Depuis que les pénétrations sont bien plus longues, elle réclame des rapports sexuels.

Avant la thérapie, c’était toujours à moi d’amorcer les rapports amoureux.Maintenant, si je ne propose pas un rapport sexuel pendant quatre ou cinq jours, c’est elle qui vient vers moi.

Éric : La pénétration est donc devenue suffisamment longue ?

Romain : Oui, largement. Mais pour moi, la durée, en soi, ce n’est pas très intéressant. C’est surtout le plaisir de ma femme qui est important.

Je me suis amusé à suivre mes progrès en notant dans un fichier Excel les dates de nos rapports sexuels. Volontairement, j’ai choisi de ne pas indiquer la durée.

À chaque fois, j’ai noté trois choses :

  1. La date
  2. Est-ce qu’elle a eu un orgasme ?
  3. Qui de nous deux a eu un orgasme en premier ?

Et voici mes résultats :

  • Elle a eu un orgasme durant 91 % de nos rapports
  • Et dans 62 % des cas, elle a atteint l’orgasme avant moi
J’utilise Excel pour mesurer mes progrès.

Éric : Vous êtes mon premier patient à tenir ainsi un fichier Excel. Vos notes et vos calculs semblent très méticuleux.

Romain, sachez qu’il existe une étude menée en 2011 auprès de plus de 1 500 femmes. Cette étude a mesuré le pourcentage de femmes qui atteignent l’orgasme lors de la pénétration. On va pouvoir comparer vos résultats à ceux de cette étude.

Source : Brody, S., & Weiss, P. (2011). Simultaneous Penile–Vaginal Intercourse Orgasm is Associated with Satisfaction (Sexual, Life, Partnership, and Mental Health). The Journal of Sexual Medicine, 8(3), 734–741. doi:10.1111/ j.1743-6109.2010.02149.x
Source : Brody, S., & Weiss, P. (2011). Simultaneous Penile–Vaginal Intercourse Orgasm is Associated with Satisfaction (Sexual, Life, Partnership, and Mental Health). The Journal of Sexual Medicine, 8(3), 734–741. doi:10.1111/ j.1743-6109.2010.02149.x

Vos résultats sont bien meilleurs que la majorité des autres couples de cette étude. Et cette étude est la plus large à ce jour sur ce sujet.

Attention, cependant. Je ne recommande pas particulièrement de prendre ainsi des notes. Vous avez terminé la thérapie il y a seulement deux semaines. Actuellement, vous êtes enthousiasmé par vos progrès. Ce n’est pas particulièrement gênant d’avoir pris ainsi des notes. Mais il faut toujours faire attention à ne pas aborder ses rapports sexuels sous l’angle de la performance.

À l’avenir, je vous recommande vraiment de cesser de prendre ainsi des notes. Vous avez suivi une rééducation qui a été efficace pour vous. C’est désormais le moment de profiter de vos rapports en vous concentrant de moins en moins sur les techniques. Essayez de transformer les consignes reçues en habitudes que vous appliquerez presque sans y réfléchir. C’est l’étape suivante que vous pouvez viser, désormais.

Revenons aux hommes qui restent bloqués avec un problème d’éjaculation trop rapide. Romain, que pouvez-vous conseiller à un homme dans cette situation qui ne sait pas quoi faire ?

Romain : Dans mon pays, au Rwanda, tout le monde pense que c’est un problème physique. Les seules solutions locales qu’on trouve, ce sont des recettes avec du gingembre, avec du café, avec des herbes locales. J’ai essayé, mais ça ne marchait pas.
Je suis allé voir des spécialistes locaux.

Mais j’avais l’impression que les gens censés me soigner ne comprenaient pas vraiment le problème de l’éjaculation précoce.
Je me suis rendu compte que certains faisaient du copier-coller de livres PDF que j’avais déjà achetés.

N’écoutez pas les conseils à base de recettes alimentaires. N’achetez pas des livres, ou des PDF en ligne. Consultez un vrai professionnel de santé qui a été formé. Quand une personne bien formée parle, on se rend compte très rapidement qu’il y a une différence. On voit que c’est plus sérieux.

Il faut aussi suivre la thérapie avec assiduité. Il faut faire attention à appliquer les détails. Ils font la différence. Et il faut persévérer. Je souhaite le meilleur à tous ceux qui liront mon témoignage.


Merci beaucoup à Romain pour son témoignage.