LA THÉRAPIE DE RÉÉDUCATION SEXO-COMPORTEMENTALE

Maîtrisez votre excitation et prolongez vos rapports amoureux

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HISTOIRES DE THÉRAPIE

MARC ET ADELINE

Mensonge lors de la rencontre, galères et guérison.

LEUR PASSÉ

En rencontrant Adeline, Marc lui a caché son problème d'éjaculation trop rapide. Jusqu'à ce que tout éclate.

LA THÉRAPIE

Marc a suivi la thérapie de 12 séances par webcam. Adeline a également participé à plusieurs de ces séances.

LES RÉSULTATS

Marc a compris ce qui provoquait son éjaculation rapide. Leurs pénétrations durent généralement plus de 10 minutes. Suivre la thérapie ensemble les a rapproché.

Ces témoignages préservent l'anonymat des personnes. Les prénoms ont été modifiés. Certains détails géographiques ou professionnels sont légèrement changés. Les photos proviennent de catalogues de photos libres de droits.


Nos consultations s'étant déroulées par webcam, c’est la première fois que je rencontre physiquement Marc et Adeline. Nous nous retrouvons dans un café, à l’écart des autres clients. Ils sont tous les deux détendus et souriants. Marc a 38 ans, il est ingénieur. Adeline a 34 ans. Le serveur nous apporte nos verres. Nous commençons à parler.


Éric : Bonjour à tous les deux. Je vais vous demander de raconter votre histoire aux lecteurs. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Marc : C’était il y a huit ans. Je venais régulièrement dans la bibliothèque dans laquelle travaille Adeline. J’avais remarqué cette blonde très discrète, que je trouvais agréable à regarder. Comme je travaille en horaires décalés, j’ai commencé à venir le jeudi après-midi. À cette heure, la bibliothèque était presque déserte. Je discutais de tout et de rien avec Adeline. Après avoir découvert qu’elle était passionnée par les romans russes, je me suis inventé d’un coup un intérêt pour cette littérature. Je n’ai jamais autant lu de ma vie !

Adeline, les yeux brillants : Il a même lu « Guerre et Paix » en une semaine pour me séduire. Le livre fait plus de mille pages !  

Marc : J’étais bien obligé de terminer les livres pour revenir les rendre et lui parler ! Je ne pouvais pas tricher, elle connait très bien les romans. En finissant cet énorme pavé, je me suis rendu compte que mon stratagème était ridicule : j’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai proposé d’aller prendre un verre, après son travail.  

Adeline : On a pris un premier verre. Quelques jours plus tard, on est allé au cinéma. Depuis, on ne s’est plus quitté. Ça fait huit ans.


Éric : Marc, parlons de votre problème d’éjaculation trop rapide. Quand a-t-il commencé ?

Marc : Ce problème était là depuis toujours, en fait. Il m’a accompagné dès mes premières histoires avec des filles. Certaines de mes anciennes relations ont eu des réactions très blessantes. Cela a sérieusement endommagé ma confiance en moi. D’autres partenaires semblaient bien s’en accommoder. J’ai parfois été célibataire pendant de longues périodes. Pendant ces moments-là, j’y pensais moins. Mais séduire de nouveau m’angoissait.

« Ce problème était là depuis toujours, en fait. »

Éric : Combien de temps duraient vos pénétrations ?

Marc : Je ne me chronométrais pas, bien sûr, mais je crois que mes rapports sexuels duraient entre une et deux minutes. [NdEric: Adeline acquiesce]

Ce qui est curieux, c’est que les autres hommes ont parfois des « accidents » : ils éjaculent parfois trop vite.

Chez moi, c’était la même chose… mais dans le sens inverse ! De temps en temps, sans raison apparente, je réussissais à tenir 10, ou même 20 minutes. Pour garder le moral, je me raccrochais au souvenir de ces quelques réussites. Mais ça restait exceptionnel. Cela arrivait une ou deux fois par an, peut-être.

Là où j’ai été stupide, c’est que longtemps, je n’ai pas parlé à Adeline de mon problème. Forcément, elle a commencé à me faire des remarques à ce sujet. Je lui ai menti en racontant que j’étais aussi surpris qu’elle. Je lui ai dit que ça ne m’était jamais arrivé avant et que ça allait passer.

Intérieurement, j’espérais que les choses allaient rapidement s’arranger et que ce petit mensonge resterait sans conséquence.

 

« Je lui ai menti en racontant que ça ne m’était jamais arrivé avant. »

Éric : Et vous, Adeline ? Comment avez-vous vécu les problèmes d’éjaculation rapide de Marc ?

Adeline : Je crois que je suis passée par tous les sentiments possibles.

Au début, je pensais que cela passerait. Ma rencontre avec Marc a été merveilleuse. Je l’ai trouvé intéressant, drôle, attentionné. Il m’a beaucoup plu. Tout de suite. Je parlais sans cesse de lui à mes amies, elles n’en pouvaient plus. C’était une très belle histoire qui commençait. Oui, je le voyais bien : sexuellement, ce n’était pas vraiment ça. Mais il faisait beaucoup d’efforts pour me donner du plaisir autrement qu’avec la pénétration. Et quand on faisait l’amour plusieurs fois d’affilée, parfois, cela durait plus longtemps.

Je me disais : « Ça va s’arranger, tu serais bien bête de renoncer à une aussi belle histoire pour si peu ».

Mais j’ai fini par me lasser. Je n’ai rien contre les cunnilingus. Pareil avec les sex toys : de temps en temps, j’aime bien ! Mais pour moi, ça ne suffit pas, j’apprécie aussi beaucoup la pénétration. Nos rapports étaient bien trop rapides, j’en ressortais souvent frustrée. Mes quelques partenaires précédents n’avaient pas eu ce problème. Je n’y connaissais rien et je n’osais rien dire.

Longtemps, nous n’en avons pas parlé. Du tout. Au bout d’un an et demi, nous avons emménagé ensemble. Je me sentais de plus en plus insatisfaite.

Et un jour, j’ai explosé. Je lui ai hurlé dessus. Je lui ai crié que j’en avais assez. Qu’il le faisait exprès. Et qu’il ne me respectait pas !


Marc, en lui serrant la main sur la table : La crise a été très dure.


Adeline : C’est aussi le moment où j’ai fini par comprendre que ça n’allait pas passer « tout seul ». À partir de ce moment là, enfin, on a commencé à en parler. Et il m’a tout raconté.

Mais ça n’a pas été facile. On a fait beaucoup d’essais, ensemble. Par exemple, je le touchais le moins possible avant de faire l’amour, pour qu’il ne soit pas trop excité. Quand il me disait qu’il était sur le point de jouir, je lui criais : « Non ! Non ! Pense à autre chose ! »


Marc : J’ai fait beaucoup de recherches sur Internet. Avant même de rencontrer Adeline. J’étais tombé sur des conseils très contradictoires. Je crois que j’ai presque tout essayé. Pendant des mois, j’ai fait des exercices de musculation du périnée ; j’avais une application installée sur mon téléphone. J’ai essayé les préservatifs avec retardateur. Et aussi les autres conseils, comme la respiration lente.

Mais rien de tout ça n’a marché. C’est une période difficile qui a duré longtemps. Plusieurs années. Parfois, on avait l’impression qu’il y avait un léger mieux… mais les fois suivantes, de nouveau, tout s’écroulait.

Rien ne semblait marcher. À chaque échec, ou presque, on était tous les deux déçus. Moi, surtout. Et à force d’accumuler les échecs, on faisait de moins en moins souvent l’amour.


« J’évitais de venir de son côté du lit, tout simplement »

Je n’en suis pas fier, mais j’ai arrêté de faire toutes ces petites choses qui entretiennent la flamme, sexuellement, dans un couple.  

Au quotidien, j’ai arrêté de la toucher sensuellement. Avant, quand elle changeait de vêtements devant moi, je lui envoyais des regards remplis de désirs, pour lui montrer que j’appréciais le spectacle. J’ai arrêté ces petites choses-là. Et j’évitais de venir de son côté du lit, tout simplement.  

J’avais peur de subir une déception de plus. Je culpabilisais énormément de ne pas progresser. Ça me poursuivait.  


Adeline : Je me souviens que régulièrement, ça provoquait des tensions entre nous. Des tensions en dehors du côté sexuel, je veux dire.

J’avais l’impression que je ne t’attirais plus. Je n’ai jamais envisagé de te quitter, mais par contre j’étais inquiète pour la suite de notre histoire.

Je ne savais plus quoi faire pour que tu réagisses. Du coup, j’ai parfois été franchement odieuse avec toi.


« Au bout d’un moment, la décision de débuter une thérapie est venue naturellement. »

Éric : Comment avez-vous pris la décision de débuter une thérapie ?

Marc : On en avait déjà parlé, forcément. Mais raconter ma vie sexuelle à un inconnu ? Je refusais. Surtout pour parler d’un problème aussi honteux. Je tenais à m’en sortir seul. En rencontrant Adeline, j’espérais que le problème allait se résoudre tout seul, en quelques semaines, grâce à cette nouvelle histoire qui commençait. Plusieurs années après, non seulement les choses ne s’étaient toujours pas arrangées, mais elles empiraient. Les pénétrations étaient nettement plus courtes qu’au début de notre histoire.

Malgré toutes nos précautions, je ne contrôlais plus quoi que ce soit. Au bout d’un moment, la décision est venue naturellement.


Adeline : C’était un soir, après avoir essayé de faire l’amour. Tu avais été tellement rapide que je ne me suis même pas sentie frustrée. Cette fois-ci, on en a parlé calmement, sans se laisser déborder par les émotions. La question de consulter un professionnel est revenue sur le tapis. Et cette fois-ci, c’était la bonne.


« Mon problème sexuel m'angoissait beaucoup. J'avais peur qu'elle finisse par me quitter. Ça me fatiguait nerveusement. »  

Éric : Comment s’est déroulée votre thérapie ? Racontez-moi comme si j’étais un inconnu.

Adeline : Marc connaissait votre chaîne YouTube. Je la connaissais aussi, on avait regardé une vidéo ensemble. Mais quand on vous a contacté… on ne pensait pas du tout que vous alliez devenir notre thérapeute ! On voulait juste savoir si vous aviez un sexologue à nous recommander près de chez nous. Dans votre réponse, vous avez indiqué aussi qu’une thérapie avec vous était possible. On a décidé de tester une première séance.

Avant de commencer, je n’aimais pas trop l’idée de faire des consultations par webcam. Finalement, c’est pratique. Je pense aussi que la webcam a aidé Marc à parler plus facilement.


Marc : C’est vrai. Ça m’a rassuré de pouvoir parler en restant tranquillement chez moi. J’ai aimé aussi le fait de conserver une petite distance grâce à l’écran. Surtout au début. Au premier rendez-vous, je me suis dit que si le contact ne passait pas, je n’avais qu’à appuyer sur un bouton pour couper court à la discussion !


Adeline : Au début, nous avons fait plusieurs séances à deux. Pour d’autres, Marc était seul. On a appris beaucoup de choses. Après chaque consultation, on recevait des résumés à télécharger et des consignes à suivre quand on faisait l’amour. On les a imprimés. Il y avait aussi des exercices de rééducation pour Marc. Il en a fait beaucoup.


Marc : Oui. Vous m’avez fait suivre des exercices très progressifs, à pratiquer plusieurs fois par semaine. La première semaine, j’ai travaillé seulement sur la respiration. Puis sur la tension musculaire. Ensuite sur la bonne façon de faire les mouvements du bassin, etc.

Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il n’y avait pas seulement des exercices. Il y avait aussi beaucoup d’échanges. On allait vraiment en profondeur.

Avec vous, on a parlé de ce qu’on souhaiterait tous les deux atteindre. De notre façon idéale de faire l’amour. Régulièrement, j’ai pu parler de mes angoisses, de la façon dont je me sentais. On a abordé beaucoup de sujets liés à l’éjaculation précoce qui étaient tabous pour moi. Comme mon rapport à l’érection, à la masturbation. Et même à la pornographie !

Jamais je n’aurais pensé parler ainsi de ces choses-là ! Mais c’est comme avec vos vidéos. Vous abordez les choses simplement, sans que ce soit bizarre.


Éric : Au niveau des résultats, la thérapie a-t-elle été efficace ?

Marc hésite un instant, puis se reprend : la réponse courte est oui. Un « OUI » franc et massif, même. Ce qui m'a fait hésiter, c'est que les résultats sont arrivés différemment de ce que j’avais imaginé. J’espérais guérir en deux ou trois semaines. Au final, il a fallu trois mois. J’ai trouvé ça long !


Adeline, qui lève les yeux au ciel : Oui… Mais en même temps, c’est JUSTEMENT parce que tu étais impatient que tu avais des problèmes.


Marc : C’est vrai. J’imaginais aussi que la thérapie travaillerait uniquement sur mon problème d’éjaculation. Mais finalement, elle m’a aussi fait revoir mon approche de la sexualité. Faire des va-et-vient lents, je pensais que c’était une limitation qui ne s’appliquait qu’à moi, à cause de mon problème. Et que si je ralentissais, cela allait forcément frustrer Adeline.

J’ai dû corriger beaucoup d’idées fausses de ce type. J’ai appris que ralentir, non seulement c’est normal… mais qu’on peut aussi y trouver beaucoup de plaisir.


Éric : La plupart des autres dysfonctionnement sexuels nécessitent un traitement bien plus longs. Après ces trois mois, vos pénétrations sont-elles plus longues ?

Marc : Oui. Au début, je devais faire vraiment très attention, pour des progrès minimes : une minute de plus, environ. Mais progressivement, j’ai réussi à prolonger encore, toujours en faisant très attention. J’ai été incroyablement heureux, la première fois que j’ai dépassé les 10 minutes. Les 10 minutes, c’est vraiment un cap à franchir. [NdEric: Adeline confirme]

Une fois qu’on a franchi le cap des 10 minutes, on a chopé le truc. Les choses deviennent bien plus faciles.

Il y a aussi BEAUCOUP de consignes à retenir et à respecter. Mais on les apprend progressivement. Et ce sont toujours les mêmes ! Au bout d’un moment, on les intègre, elles deviennent des habitudes.

Après un moment, comme je me maitrisais mieux, j’ai pu commencer à prendre plus de risques.


Éric : C’est le parcours normal. Après avoir progressé, les patients ont envie de ne plus respecter à la lettre toutes les consignes de la thérapie. J’explique toujours à mes patients que c’est également dangereux. J’appelle cela « partir faire du hors-piste ».

Adeline : J’aime beaucoup cette expression ! C’est tout à fait ça !


Marc : Au début, quand j’essayais de « faire du hors-piste », j’étais à nouveau surpris par une éjaculation express. Mais peu à peu, j’ai appris à bien reconnaître où se situait ma limite. J’ai appris à reconnaître le moment où je devais vite « revenir sur la piste ».

Comme ça, j’ai pu intégrer des va-et-vient à la fois rapides et vigoureux dans ma façon de faire l’amour.

Un jour, Adeline m’a demandé d’arrêter avant la fin d’un rapport. Il durait depuis trop longtemps pour elle ; la pénétration devenait légèrement douloureuse.

C’était la première fois que ça arrivait ! On s’est arrêté là, en plein milieu du rapport. J’étais toujours en érection, sans même avoir joui. Mais ça n’avait aucune importance ! J’étais heureux et aussi fier que si j’étais devenu président de la République.


Adeline, en riant : Je m’en souviens bien, oui !


Marc : Aujourd’hui, j’arrive à alterner mouvements lents et va-et-vient plus sportifs.

Je me sens guéri, mais je fais attention. Je sais que si je bouge n’importe comment, alors je jouis rapidement.


Adeline : Maintenant, nous connaissons bien les précautions à suivre, pour « rester sur la piste » et faire durer nos rapports longtemps.

Avant la thérapie, quand on faisait l’amour, l’éjaculation précoce était une ombre inquiétante. Elle nous menaçait. Ce sentiment de menace a disparu. Le plaisir physique est bien plus grand.

Mais faire l’amour nous rapproche aussi beaucoup plus intimement. Vraiment, ça n’a pas de prix !


Éric : Est-ce que vous avez un mot, pour ceux qui liront ce témoignage ?

Marc : Pour moi, le plus dur aura été d’accepter de faire confiance à un spécialiste. J’ai vécu des années vraiment très dures. J’avais le sentiment d’être seul au monde avec mon problème. C’est la raison pour laquelle je suis content de témoigner. Je le fais en gardant l’anonymat, mais j’espère que cela pourra aider des gens. On peut s’en sortir. Vraiment. Avancer avec Adeline m’a aussi beaucoup aidé.


Adeline : On aurait pu débuter la thérapie bien plus tôt ! Dès les premiers mois de notre histoire, je t’aurais suivi sans problème pour la suivre.

Mais mieux vaut tard que jamais. La thérapie nécessite de s’impliquer. Et de respecter pas mal de consignes. Mais rien de désagréable.

Et quand on la suit, on sent qu’on avance sur le bon chemin. Je comprends tout à fait qu’on puisse avoir des réticences à consulter. Je viens d’une famille dans laquelle on va très peu chez le médecin. C’est une habitude qui nous a posé des problèmes de santé qui auraient pu être évités. Que ce soit pour la sexualité ou pour le reste, je trouve qu’il n’y a pas de honte à se faire aider quand on en a besoin.